40 ans après la Déclaration de Mequinenza

Mequinenza 1984

Le conseil municipal prévoit de commémorer cette date à la fin du mois de février.

Le conseil municipal de Mequinenza a publié un communiqué de presse pour rappeler à tous que ce mois-ci marque le 40e anniversaire de la Déclaration de Mequinenza, qui a promu l'enseignement, la protection et la dignité de la langue catalane d'Aragon, selon le document.

La commémoration officielle aura lieu fin février, coïncidant avec la Journée internationale de la langue maternelle, lors d'un événement plus important que prévu, selon le conseil de Bajo Cinca, en raison de la modification annoncée de la loi sur le patrimoine concernant la reconnaissance du catalan en Aragon et de l'aragonais.

Le 1er février 1984, dix-sept communes de l'est de l'Aragon, réunies à Mequinenza en présence du ministre de la Culture du gouvernement aragonais, José Bada, et du maire de la commune hôte, Sebastián Caballé, signèrent la Déclaration de Mequinenza. Ce document reconnaissait qu'en Aragon, « différentes langues sont parlées et que le catalan parlé dans la bande orientale fait partie du patrimoine culturel aragonais » et visait, entre autres, à promouvoir l'enseignement du catalan dans les écoles.

La commémoration de cet anniversaire, qui a marqué une étape décisive dans la lutte pour défendre, valoriser et promouvoir la langue catalane d'Aragon, est prévue le samedi 24 février, Journée internationale de la langue maternelle. L'événement sera plus mobilisateur qu'initialement prévu suite à l'annonce du gouvernement aragonais de retirer la reconnaissance explicite du catalan aragonais et de l'aragonais de la loi sur le patrimoine, comme le prévoyait l'article 4, et aux coupes budgétaires opérées dans le financement des langues régionales, selon la mairie de Mequinenza.

Selon le communiqué du conseil municipal, cette situation rappelle celle de juin 2013, lors de l'adoption de la loi sur les langues. Cette loi avait établi que les langues et variétés linguistiques propres à l'Aragon seraient l'aragonais de la zone orientale (LAPAO) et l'aragonais des zones pyrénéenne et prépyrénéenne (LAPAPYP). Cette décision avait provoqué la seconde déclaration de Mequinenza, un document signé par 28 communes, cette fois-ci sous l'égide de Magda Godia. Ce document dénonçait l'absurdité de cette désignation, affirmant qu'elle « ne repose sur aucun fondement scientifique ou académique », et demandait l'abrogation de la loi.

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